Top 5 des phrases à ne pas dire aux personnes stressées

Je ne promets pas des photos bien rassurantes, mais j'ai photographié mon environnement le plus proche pour ne pas perdre trop de temps, donc, forcément...
Quatre juin deux mille dix-huit, l'horloge indique dix-neuf heures. Dans treize heures, je serai dans un bureau, face à une personne que je ne connais ni d'Adam ni d’Ève pour lui recracher l'équivalent de deux ans de cours intenses et intensifs d'Anglais. Est-ce qu'écrire un article maintenant est la meilleure idée que j'ai pu avoir ? Probablement pas, mais ce serait dommage de s'arrêter en si bon chemin... J'ai décidé de conjurer le mauvais-sort infligé à la grande stressée que je suis en te faisant un Top 5 des phrases à ne pas dire à une personne angoissée. Crois-moi, j'ai de l'expérience à ce sujet, je devrais peut-être même l'ajouter à la catégorie "compétences" de mon CV...

Arrêter de stresser, ça sert à rien !
Non, vraiment ? Eh beh, tu viens de changer le cours de mon existence... Pourquoi ne me suis-je donc pas dit plus tôt qu'être angoissée allait rendre beaucoup de moments de ma vie bien plus difficiles et qu'il valait mieux que je choisisse d'être plus détendue ? Comment ai-je bien pu choisir délibérément d'aller vers le côté obscur du nœud dans la gorge et du souffle coupé ? Mais enfin, bien sûr que ça ne sert à rien de stresser ! Tu crois que je ne l'avais pas déjà remarqué, bon nigaud ? Si je pouvais arrêter, tu penses que j'aurais attendu après toi pour le faire ? Probablement pas.

Si tu respires, tu vas gérer !
Ah pardon, je n'avais pas bien compris que « Épreuve de Baccalauréat LV1 - LVO » consistait à mettre en avant mes impressionnantes capacités respiratoires. Ça tombe bien parce que je suis fortiche à ce jeu, je m'entraîne depuis un sacré bout de temps. D'autant qu'à force de suivre tous les conseils qu'on me donne, je sais respirer avec le ventre, les épaules, les pouces en avant, les genoux pliés et les pieds rentrés. Le Bac, c'est donné, de nos jours...

Oui, bon, tout le monde est stressé, t'es pas obligée de te mettre plus en avant.
Maintenant que tu le dis, ça doit effectivement être très pesant pour toi de me voir pleurer ma mère, allongée sur le carrelage dégoû-cracra d'un chaleureux couloir de lycée juste parce que je vis la même chose que tous les autres. Pauvre personne que tu es, obligée de continuer ta vie comme d'habitude, à côté de moi qui n'ai visiblement pas l'air d'aller très bien. Mais surtout, quel dommage pour moi, me voilà démasquée ! J'adore être le centre de l'attention, que tout le monde me fixe et me pose des questions pour alimenter leur curiosité mal placée pendant que j'aimerais qu'on me fiche la paix.

Les crises d'angoisse, c'est quand même une sacrée bonne excuse pour ne pas assister aux cours !
Car-ré-ment ! C'est tellement le bon plan que j'en ai été déscolarisée une année entière alors que je n'avais même pas 16 ans. Qu'il était beau d'imaginer mon futur quotidien dans lequel je me pourrais me lever tous les matins pour aller exercer un métier qui ne me plaît pas du tout. A plus court terme, je me sentais si épanouie enfermée dans ma chambre, coupée du monde, pendant que les deux seuls copains qu'ils me restaient s'éclataient comme des petits fous.

Tu peux m'apprendre ? Comme ça ma mère ne m'obligera pas à aller à l'oral de demain.
Tout est une question de bien savoir jouer la comédie. Pousse un cri dramatique, pose un poignet mollasson sur le haut de ton front, plisse les sourcils et étales-toi au ralenti sur le sol. Effet garanti !

Bon, je suis sacrément moqueuse et condescendante dans cet article, alors que les gens essaient bien souvent d'être bienveillants. Bien sûr, être une personne très stressée n'est pas simple à vivre tous les jours et peut nous poser beaucoup de barrières, mais ce n'est effectivement pas la fin du monde. Qu'importent les raisons, d'autres n'ont pas du tout accès à l'éducation et sont coincés dans un travail qui ne leur plaît pas bien avant d'avoir 16 ans. Pour autant, il est bien souvent peu utile d'essayer de nous rassurer avec ce genre de phrases ; nous les avons déjà entendues mille fois et avons-nous même cherché des tas de solutions. Faites-nous une bonne tasse de thé, ça fonctionne à tous les coups !

Effectivement, tout le monde a déjà connu des moments de stress. Ne pas l'exprimer sous forme de crise ou de symptômes visibles n'est pas la preuve que tu l'es moins que d'autres, et ce n'est pas pour autant que tu ne dois pas t'en préoccuper. Seulement, c'est sous cette forme parfois très impressionnante que mon corps tente de gérer ce trop-plein d'émotion, je n'y peux rien.

Si toi aussi tu es un petit stressé du bulbe, que tu passes des examens prochainement ou ni l'un ni l'autre, mais ça fait pas de mal :
Forever trusting who we are
No, nothing else matters
(t'as la ref' ?)
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Mon Gamin - Pascal Voisine

Je te chroniquais le mois dernier un roman de la rentrée littéraire, Point Cardinal de Léonor de Récondo, pour lequel je suis restée sceptique. Pour ne pas finir sur une déception, je me suis plongée dans une histoire très différente, toujours de la rentrée littéraire (en parler en avril me semble être approprié, oui oui). Il s'agit donc de Mon Gamin de Pascal Voisine, publié aux éditions Calmann Lévy

J'aimerais d'abord me pencher sur la couverture, qui t'a peut-être aussi tapé à l’œil. Quand on est un·e grand·e amateur de littérature jeunesse (ce qui est mon cas, tu l'as peut-être déjà remarqué), on accorde souvent une grande importance au visuel... Je suis donc le genre de personne à mettre de côté les couvertures un peu trop sobres et à courir vers celles qui lui sautent aux yeux dans les rayons. Bravo les effets du marketing ! Ce roman a donc tout de suite marqué des points.

J'y ai d'abord vu un tatouage un peu « old school » avec la banderole de titre. J'imaginais l'univers d'un adolescent assez rock'n'roll qui découvre ses premiers désirs sexuels et tous les changements que cette période peut amener avec elle. Si tu y vois la même chose et que cela t'intrigue, ce roman te plaira à coup sûr ! Il aborde en effet ces aspects-là, mais l'envers du décor est bien plus sombre et complexe qu'on ne pourrait l'imaginer au premier abord.

Chouette quatrième de couverture MAIS qui marque les traces de doigts... Navrée !
Je ne sais pas comment aborder cette histoire... Je devrais peut-être commencer par t'écrire que je l'ai lue en une journée et que ça ne m'était pas arrivé depuis des années. Je ne te ferais pas croire que celle-ci a bouleversé ma vie littéraire plus que tous les autres romans que j'ai pu découvrir, mais habituellement, je ne prends pas le temps de les enchaîner en une fois. Pour Mon Gamin, je n'avais pas particulièrement décidé d'aller si vite, mais je me suis sentie happée par les mots. Je n'avais pas vraiment le temps, mais j'ai voulu le prendre (ma dissertation de philosophie ne m'a pas remerciée...).

Il faut savoir que Pascal Voisine est également réalisateur ; par déformation professionnelle peut-être, il nous permet de visualiser parfaitement les personnages, les décors, les situations. Il a une écriture qui change beaucoup en fonction des points de vue, des caractères mais aussi des histoires des personnages. C'est ce qui m'a permis de m'attacher notamment à Francis, le meilleur ami du personnage principal qui est hospitalisé en psychiatrie depuis l'enfance. Il a une façon de voir le monde, les relations humaines et son propre passé qui sont fascinants, il m'a en tout cas beaucoup émue.

Ce roman met en avant beaucoup de classiques du rock des années 70 qui m'ont complètement replongée dans le début de mon adolescence. Non pas que j'ai grandi dans ces années-là (je chantais pour la première fois, le public ne me connaissait pas), mais j'ai commencé la littérature par des histoires de punk et de rock qui me permettaient d'agrandir ma culture et d'épaissir en même temps le trait noir que je faisais au khôl sous mes yeux (ne te moque pas, tu l'as fait aussi, avoue). En lisant Mon Gamin, je me suis revue à cette époque ; j'ai maintenant le khôl en moins et les références en plus. J'ai donc fait quelques pauses pendant ma lecture pour aller écouter les titres et être en immersion totale.

Comme je te le disais tout à l'heure, cette histoire est bien plus profonde que ce que tu pourrais imaginer à travers mon article. J'y ai versé plusieurs larmes, ai zappé des mots tant j'étais stressée et engluée dans les affaires qui parcourent le roman.

Si je devais cependant lui faire un reproche, l'écriture est souvent très crue et j'en ai parfois été dérangée. La sexualité tient une place très importante, elle oriente certains aspects de l'histoire et ça s'explique aussi par l'âge du personnage principal, mais j'avoue que je me suis parfois sentie mal à l'aise, pas à ma place face à ce qui devrait être intime. C'est bien le seul hic !

Ensemble, les mains croisées sur le ventre, Thierry et Francis se recueillirent quelques minutes avant que Francis ne puisse s'empêcher de briser le silence en louant les vertus de Mme Poivet et en digressant vers ses terreurs intérieures : « Et toi Thierry, tu vas mourir ? Ça sera triste quand tu seras mort. Je pense que je pleurerai beaucoup. Je serai au premier rang à ton enterrement. Assis juste à côté de ton papa. Et moi, je vais mourir ? Comme je fume beaucoup, je pense que je vais mourir du cancer. Un cancer du poumon. Quand je vais mourir, je serai très triste aussi d'être mort. Mais après je serai content d'être mort parce que je pourrai te retrouver au paradis.
- Tu espères donc que je meure avant toi ?
- Ah non ! C'est vrai, tu es plus jeune que moi, donc je vais mourir en premier. Et toi alors ? Tu seras triste quand je vais mourir ? Tu vas pleurer ?
- A ton avis ?

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Mes podcasts préférés


Depuis plusieurs mois maintenant, je suis une lectrice qui s'ennuie sur la blogosphère. Je t'en avais déjà parlé sur mon article Le pouvoir des artifices d'Internet sur l'adolescente que j'étais, je trouve que les mêmes sujets sont abordés en boucle et de façon similaire et que tout est un peu trop mis en scène. Heureusement pour mon esprit peut-être un peu trop critique, je reste complètement accro à certains blogs qui, selon moi, sortent un peu du lot ou proposent un contenu plus spontané. J'ai alors détourné mon attention vers un domaine qui m'était complètement inconnu : le podcast ! Si c'est aussi le flou pour toi, il s'agit simplement de contenu audio disponible sur Internet et qui, contrairement à la radio, peut s'écouter n'importe quand. Plus besoin de lever les bras à 07h du mat', radio en main, pour espérer capter Yves Calvi (quoi, tu fais pas ça, toi ?).

Je trouve ce format vraiment très chouette parce qu'il s'adapte à toutes mes habitudes. Il m'accompagne dans les transports, quand je dessine, avant de m'endormir... Des tas de sujets sont abordés et je les choisis soigneusement en fonction du moment de la journée. Aujourd'hui j'ai donc décidé de t'en présenter plusieurs, en espérant qu'ils te charmeront aussi !

C'est un podcast mené par Fabrice Florent qui est aussi le fondateur de Madmoizelle ! Tous les premiers et troisièmes lundis de chaque mois, il reçoit un père qui parle de son expérience autour de la paternité. Parfois ce sont des personnes connues du grand public et parfois pas. Ils sont en tout cas tous considérés de la même façon et dévoilent de temps en temps des aspects insoupçonnés de leur personnalité. Chaque épisode dure environ une heure et c'est un vrai plaisir pour moi de les écouter le lundi soir avant de m'endormir. Qu'importe l'expérience, avec ses hauts et ses bas, c'est toujours empli d'amour et d'émotion. Si tu dois en écouter que quelques uns, je te conseille vivement celui de Verino, qui est l'épisode pilote, celui de McFly qui est très surprenant et enfin celui de Nathanaël qui aborde un aspect de la parentalité que je n'avais jamais entendu auparavant.

Si tu as le sentiment que les hommes sont particulièrement mis à l'honneur dans ce début de sélection, eh bien, c'est partiellement vrai ! Si ce podcast de Victoire Tuaillon parle de masculinité, de virilité, d'homme, de pères, de fils, elle nous invite surtout tous à nous poser des questions, quel que soit notre genre. Tous les aspects peuvent être abordés, sans aucun jugement, juste avec beaucoup d'intérêt. A travers ces podcasts, je me sens toujours comme un photographe qui capture et prend en compte chaque mot, d'abord avec beaucoup de recul, simplement en écoutant soigneusement les points de vue des personnes invitées. C'est lorsqu'ils se finissent que je m'interroge et je suis toujours fascinée d'avoir pu aller vers une voie qui m'était inconnue. Je te conseille de te pencher sur Sexe sans consentement : le rôle des hommes ainsi que Quand la grossesse n'est pas prévue. Bien sûr, je te met en avant ceux qui ont le plus retenu mon attention mais c'est vraiment à titre personnel, tous les sujets qui ont été abordés méritent vraiment d'être écoutés.

Nous partons dans un univers assez différent, bien qu'il soit toujours question de rencontre avec un invité. Ici, c'est Antonin Archer, qui, à travers chaque épisode, met en avant une personne au parcours inspirant. C'est une véritable mine d'or d'expériences très différentes les unes des autres et de clés face au développement personnel. Certaines paroles ont pu raisonner tellement fort en moi que ça m'a bien aidée dans ma recherche d'orientation post-bac ! On en ressort plus fort, plus motivé, plus ouvert. Ecouter ça le matin me donne toujours envie d'enfiler une paire de collants à pois, de me dessiner une incroyable bouche rouge et de serrer très fort entre mes doigts les rênes de la journée à venir. Si je devais t'en conseiller que trois, ce serait EP 35 - Gringe : Laisser du temps au temps, EP 50 - Solange te parle : ça paye d'être généreux et enfin, EP 57 - Kyan Khojandi : Le temps est ton ami

Ce dernier podcast termine parfaitement l'article puisque nous allons revenir sur la parentalité, mais cette fois-ci présenté par une femme, Marie Boyer-Aubert, qui rencontre dans chaque épisode une mère et l'interroge autour de son expérience. Il n'y a que deux véritables épisodes pour le moment mais je trouve déjà ce podcast extrêmement intéressant ! La maternité est un sujet qui me passionne, mais ce que j'aime encore plus c'est constater que chaque personne a une expérience différente autour de ce sujet et un ressenti bien à elle. Beaucoup de bienveillance, de douceur et d'émotion dans ces deux épisodes avec Perrine Bonafos et Mai Hua.

Et toi, écoutes-tu régulièrement des podcasts ? Lesquels ? Je suis curieuse d'en connaître d'autres !

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Point Cardinal - Léonor de Recondo

Toujours en quête de nouveauté, j'ai récemment décidé de m’atteler à une sélection de romans de la rentrée littéraire 2017, on ne m'arrête plus ! Au cours de ces prochains mois, je te chroniquerai alors des histoires, des auteur·es et des maisons d'édition très différentes. J'espère que mes aventures littéraires t'intéresseront et t'aideront à toi aussi sortir de tes petites habitudes (parce que sortir de sa zone de confort littéraire, ça reste une bonne étape à franchir, ne négligeons rien !). Commençons aujourd'hui par Point Cardinal, un roman français écrit par l'autrice Léonor de Recondo, notamment connue pour son roman Amours publié en 2015.

Laurent Duthillac est un époux, un père de famille et un collègue de travail épanoui dans son environnement. C'est dans sa tête et tout autour de son corps que son équilibre vacille : il est une femme. Il lui faudra alors suffisamment de courage pour être elle, Lauren, auprès des siens.

En faisant le tour de la toile, j'ai pu constater que les recherches associées à ce roman sont « transsexualité », « travestissement » et « transgenre ». Je ne sais pas si c'est moi ou le monde entier qui me semble être à côté de la plaque mais j'ai trouvé ces étiquettes tellement dommages ! Non, selon moi, Point Cardinal n'est pas un roman sur la transsidentité et je mets au défi n'importe qui de me faire changer d'avis.

Des tas de très bonnes œuvres développent ce sujet à la perfection et ça me semble être primordial aujourd'hui de ne pas montrer un monde manichéen, binaire et très loin de la réalité. Seulement, dans Point Cardinal, nous ne suivons pas un personnage transgenre mais une femme encore bloquée dans un corps masculin qui doit assumer ce qu'elle est pour être acceptée par son entourage. Toute la subtilité du roman se trouve ici.

Le style de l'autrice appuie complètement cette idée. Il est dépouillé de toute fioriture et se place alors très loin d'une littérature pathétique ou moralisatrice. N'importe qui peut se retrouver à la place de Laurent, car qui ne n'est jamais demandé qui il était, pour de vrai ? Qui n'a jamais eu le sentiment de renvoyer une image infidèle à celle qui se trouve au fond de notre corps ? Inutile d'envisager un quelconque changement de sexe pour cela, c'est en tout cas tout ce que nous prouve Léonor de Recondo.

Pourtant, à la fin de ma lecture, à part esquisser une moue sceptique, je n'ai pas vraiment su formuler un avis sur le roman... A avoir une vie trop proche de celle que nous avons tous, le personnage principal ne serait-il finalement pas un peu barbant ? J'ai trop facilement pu me représenter les décors qui l'entourent tant ils me semblaient être banals, presque dénués d'intérêt. J'ai constamment été dans l'attente de plus, d'un frisson, d'un suspense, qui n'est jamais arrivé.

Un jeu entre l'utilisation du « il » et du « elle » est très présent tout au long du roman et m'a un peu froissée. Si les personnages se perdent autour de l'identité de Laurent et des habitudes de vie qu'ils avaient pris, ça ne devrait pas être le cas du narrateur, surtout pas lorsqu'il semble être si bienveillant. Il n'y a aucune hésitation à avoir. Laurent utilise « elle » au discours direct, les choses sont claires et ça me semble être très maladroit de la part du narrateur de vaciller entre le masculin et le féminin.

Si je devais le noter, je lui donnerais un 6/10. Ce roman a des tas de qualités qui peuvent cependant se tourner en défauts. Il reste très agréable et rapide à lire ; si tu passes à côté, je te conseille vivement de t'y intéresser ! Il coûte 20€ et est publié aux éditions Sabine Wespieser. 

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Et si tu ne commentais plus sur Internet ?

Les photos de cet article font parties de ma série « Seven days, seven black-and-white photos of your daily life » que tu peux retrouver sur mon Instagram !
Aujourd'hui, je t'écris comme je pouvais déjà le faire il y a quatre ans, à propos de réflexions qui me passent par la tête et avec lesquelles j'aimerais échanger avec toi. Si ma façon d'envisager ce blog et la blogosphère de manière générale a évoluée, l'idée initiale que j'avais à travers ce projet reste inchangée. J'aime t'écrire, savoir que tu vas me lire, que certaines choses vont peut-être percuter en toi et te donner envie de m'exposer tes propres points de vue et ressentis. Je trouve que le blog est le moyen parfait pour pouvoir communiquer autour de sujets que nous n'aborderions peut-être pas autrement, avec des personnes que nous n'aurions peut-être jamais eues l'occasion de rencontrer et qui ont une façon de voir le monde forcément différente de la nôtre. Cela demande cependant une certaine implication ; celle du blogueur qui doit faire un premier pas vers ses lecteurs, puis la tienne, qui doit y répondre. Mais alors, est-ce que la magie opère systématiquement ? Comment faire si cette implication est déséquilibrée ?

Si je me pose la question, tu l'auras compris ; entre toi et moi, il n'est pas question de magie ! D'abord, je poste trop peu régulièrement pour me créer un véritable lectorat. C'est logique, plus on partage des articles, plus on va toucher un grand nombre de personnes parmi lesquelles il y en aura qui s'attacheront plus particulièrement au blog et le suivront assidûment. A l'époque où je postais chaque semaine deux articles, la question de ton retour ne se posait même plus, je savais qu'il serait présent. Pourtant, en relisant mes chroniques, je les trouve bien moins intéressantes que celles que je peux écrire aujourd'hui. Ce n'est qu'une question de point de vue, certes, mais l'ensemble s'est quand même amélioré ; j'essaie d'être plus structurée, d'avoir une mise en page plus claire, des photographies plus simples mais lumineuses... Simplement, j'avais réussi à me trouver une flopée de lecteurs toujours présents et actifs, qu'on aurait appelée « la cible » dans le jargon. Mon objectif de très petite blogueuse était comblé : j'échangeais avec d'autres personnes autour de sujets qui m'intéressaient ! Même si l'on peut envier toujours plus, finalement, le nombre de lecteurs qui sortent de l'ombre importe peu tant qu'il est présent.

Maintenant, lorsque je programme un article et qu'arrive le moment de sa publication, j'ai toujours une petite appréhension qui ne me quitte pas. Et si personne ne me donnait son avis dessus ? Si personne ne me disait que ça lui a apporté quelque chose ? Alors à quoi je servirais, moi ? Si tu n'es plus là, je n'ai plus de raison d'être non plus. Quand nous disons que nous devons écrire pour nous et nous faire plaisir avant tout, c'est la vérité, et je n'en ai jamais été aussi certaine qu'aujourd'hui. Seulement, quel intérêt je peux bien trouver en partageant des articles qui n'auront pas de réponse ? Ce serait étrange de continuer à parler à une personne qui ne répond jamais ; ou alors on appelle cela une psychanalyse et ce serait un tout autre sujet (oooh je plaisante, allez).
Pour me rassurer, je pense alors aux lecteurs de l'ombre ; ceux qui lisent toujours sans pour autant commenter. Si le nombre de vues augmente à chaque publication, c'est bien parce que des personnes viennent me lire ou ont en tout cas à un moment ou à un autre cliqué délibérément sur mon article. Seulement, en réalité, qui sont-elles ? Des personnes tombées ici par hasard qui ont lu le titre et sont reparties ? Peut-être même qu'elles se sont trompées de lien, après tout. Bon, admettons, certaines lisent réellement l'article en entier. Est-ce qu'il leur a apporté quelque chose ? N'importe quoi ; un sourire, un début de réflexion, une envie d'en découvrir davantage... ? Comment je peux le savoir, moi, s'ils ne me le disent pas ?

Pour autant, je ne rejette pas la faute. D'abord, mes articles ne prêtent pas forcément à une réponse, c'est indéniable : parfois, il n'y a rien à dire. Ensuite, comme je l'expliquais précédemment, cela demande une certaine implication, donc du temps. J'en ai très bien conscience puisque tous les soirs en faisant le tour des réseaux sociaux, je me fais une immense liste d'onglets d'articles à lire que je ne commente jamais. J'ai le même comportement que tout le monde ; parfois je ne lis finalement que le titre, je ne regarde que les photos, et lorsque je suis attentive et dévore chaque mot de chaque phrase, je ne vais pas prendre davantage de temps pour laisser un petit mot. Ça me traverse rarement l'esprit et quand ça m'arrive, je me dis que, bon, d'autres le feront de toute façon à ma place.

Seulement, cet autre, par définition, ce n'est pas moi. Cet autre, il n'a forcément pas la même vision de cet article que moi et certainement pas la même façon de l'exprimer. Peut-être même qu'il est plutôt malveillant ou emporté par une sorte de mouvement le poussant à ne pas très bien réagir. Sans le savoir, il est possible que je passe à côté d'un déferlement de haine que j'aurais pu un chouïa contrer en écrivant seulement un petit mot gentil. Qu'est-ce que ça me coûte réellement, un mot gentil ? Un mot tout court, d'ailleurs ? Si cette réflexion t'intéresse, je t'invite à aller regarder la conférence TED de Marion Seclin qui l'aborde bien mieux que moi (et surtout, cela fait bien plus sens à travers son histoire) → ici.
Je soulève beaucoup de questions dans cet article mais je n'en ai pas la réponse. Probablement parce que c'est toi qui la détient et j'espère que tu prendras le temps de la partager avec moi, mais aussi avec d'autres blogueurs et autres partageurs d'informations sur Internet car, tu l'auras compris, cela peut avoir beaucoup de sens.

Merci

    

Le silence de l'Opéra - Pierre Créac'h et Jean Rochefort



Si tu as suivi mes précédents articles, je te parlais de ma volonté de rédiger quelques revues littéraires, notamment de littérature jeunesse ! Je te souhaite alors la bienvenue sur le premier ! Aujourd'hui, je vais te présenter un album que j'ai trouvé par hasard chez Mémoranda, une très belle librairie d'occasion située à Caen dans laquelle il est possible de déguster un thé, un café ou une pâtisserie. Il était mis en avant autour d'autres albums jeunesse et je suis instantanément tombée sous son charme, tu vas très rapidement comprendre pourquoi...

Il s'agit donc du livre Le silence de L'Opéra, écrit et illustré par Pierre Créac'h qui en a également conçu la bande-son. Tu peux d'ores et déjà te rendre compte qu'il s'agit d'une oeuvre très complète qui nous en met à la fois plein les mirettes et plein les oreilles. En effet, le livre est accompagné d'un CD sur lequel l'histoire est racontée par Jean Rochefort et sa voix à la fois réconfortante et pleine d'humour.

Louis, petit preneur de son vif et curieux, pousse un jour la porte de l’Opéra de Paris. Il découvre l’existence de grands personnages blancs, fantômes malicieux des œuvres jouées dans la prestigieuse salle, et engage avec eux une palpitante partie de cache-cache… Il rencontre ainsi le grand rideau rouge, les canards nés des « couacs » des instruments, une petite danseuse, un chef qui cuisine les musiciens « pour en tirer les meilleurs arômes » – puis il offre à son tour une surprise à ses nouveaux amis : vibrer au son de la guitare d’Electric Jon, la légende du rock’n'roll !
Les illustrations, faites entièrement à la mine de plomb, frappent aux yeux dès le premier feuilletage... Le livre est assez grand (22 x 36cm) et les dessins prennent toujours au moins une page complète. Le travail réalisé dessus est incroyable ; énormément d'émotion et de profondeur en ressortent et rendent l'Opéra de Paris complètement magique. J'ai à chaque fois envie de m'y plonger et de devenir un personnage de l'histoire, notamment quand les pages se déplient et nous laissent voir un monde immense et fascinant. 
Pour ce qui est de l'histoire, elle est tout aussi magique et plonge petits et grands dans l'immensité de l'opéra, empli d'imagination et de travail soigné de la part de chacun des personnages. Elle est très douce et mignonne comme tout. Je trouve que c'est une très bonne façon de permettre aux enfants de découvrir ce qu'est l'opéra et de créer, à partir du livre, des tas de nouvelles histoires. C'est un vrai tremplin vers une imagination débordante !

La lecture du livre par Jean Rochefort est également merveilleuse... Si les illustrations ne nous plongeaient pas encore suffisamment dans le décor, il est certain que tous les sons capturés dans le disque nous donnent l'impression d'y être. La bande-son est incroyable ; c'est vraiment passionnant de faire la lecture en même temps que Jean Rochefort qui, nous le savons tous, était un très bon conteur. Soixante et onze airs d'opéra s'y sont glissés et sont, encore une fois, une très bonne façon de faire découvrir cet univers aux enfants.
Pour moi, cet album est un sans faute ! Il s'agit d'un livre que je suis ravie de mettre en avant dans ma bibliothèque et de partager avec toi. Il permet de mobiliser plusieurs sens (la vue, à travers l'immensité des illustrations, l'ouïe à travers le disque et la tendre voix de Jean Rochefort ainsi que le touché grâce au grand livre et à ses images à déployer). La lecture prend au minimum un quart d'heure et le disque, lui, dure une demi-heure. C'est peut-être un chouïa compliqué et long pour les plus jeunes ; il est conseillé aux enfants à partir de 6 ans. Malgré tout, je pense que nous pouvons facilement l'adapter, notamment grâce au disque. Il coûte 29,90€ et est publié aux éditions Sarbacane.
Quelques griffures au dos, mais ça m'a quand même permis de l'acheter moitié prix hihi ! Enfin, qu'on me l'achète moitié prix, merci tout plein Liloé ♥
Et toi, qu'est ce que t'inspire cet album ? Connais-tu d'autres ouvrages de l'auteur ? L'opéra t'inspire-t-il de belles histoires ?
Dis-moi tout...

    

La boîte à champignons - Faire pousser des pleurotes à la maison !

Oui, oui, j'ai 18 ans et je suis fascinée par la pousse des champignons à la maison au point d'en photographier de très près et de vouloir te partager tout ça dans un article... Je t'assure que c'est beaucoup plus fun que ça en a l'air ! Ma frangine et moi, on s'émerveille devant un peu tout et n'importe quoi. Alors, quand on est tombées sur le site de l'entreprise La boîte à champignons et qu'on a vu des pleurotes sortir d'une boîte en carton, on s'est dit qu'on ne pouvait pas passer à côté.

Rapidement, La boîte à champignons est une petite entreprise qui récupère le marc de café afin de le transformer, avec des personnes en insertion, en substrat idéal pour la pousse des pleurotes. Tu peux donc acheter un kit prêt à cultiver (c'est celui que je vais te présenter), un kit à faire toi-même (avec ton propre marc de café) ou un kit pour enfants. Si tu es enseignant·e, tu peux même choisir un kit classe, qui contient tout ce qu'il faut pour permettre aux enfants de cultiver des champignons et de savoir comment tout ça peut pousser tranquillement (comme quoi, c'est pas un truc de vieux...)
A toi aussi elle te donne froid, cette photo ? C'est normal, l'août 2017 en Normandie avait tout l'air d'un véritable automne
Tu reçois une boîte en carton qui contient à l'intérieur un vaporisateur (plus communément appelé « pschit »), un guide et du substrat, emballé dans deux sacs. L'idée est de reproduire des conditions automnales pour faire pousser des pleurotes chez toi, à n'importe quelle saison, en exposant le substrat au frais et à l'humidité. Tu dois donc ouvrir délicatement le premier sac, le remplir d'eau et le refermer avec une pince (ou n'importe quel objet permettant de fermer un sac, on s'en fout pas mal). Ensuite, tu le laisse toute la nuit au frigo.

Dès cette étape, j'ai rencontré un petit souci : le sac était percé, donc l'eau s'est faufilée partout dans ma cuisine plutôt que de rester sagement à l'intérieur. Je l'ai donc retiré et remplacé par un autre sac.

De bon matin, tu peux donc sortir le substrat du frigo, vider l'eau, jeter le premier sac et mettre le second avec son substrat dans la boîte. Pense quand même à le sécher rapidement avant avec un chiffon car le carton est très fragile et se casse rapidement au contact de l'eau... Je t'en dirai davantage après. Une fois ton substrat placé, tu peux retirer l'opercule qui se trouve sur le côté afin de laisser passer la lumière et faire une croix avec un couteau dans le sac à ce niveau. Tu peux maintenant remplir le pschit qui était dans le kit et arroser tes futures pleurotes au niveau de l'entaille que tu as faite précédemment. Place maintenant ta boîte à l'abri des rayons directs du soleil et de la chaleur et vide tous les jours l'équivalant d'un vaporisateur entier. Au bout d'une quinzaine de jours, tes champignons commenceront à pointer le bout de leur chapeau.
Un vaporisateur entier par jour permet au substrat de toujours être humide. Le problème, c'est que ça créé de grosses gouttes qui coulent le long de la boîte et s'accumulent en dessous. Pendant que mes pleurotes poussaient, leur carton était en train de se décomposer à petit feu ! Pas le choix de le placer dans une assiette pour ne pas inonder la cuisine une seconde fois, et surtout, je ne sais pas trop comment je vais pouvoir la ré-utiliser pour la prochaine pousse... Sur le site, leurs boîtes sont toujours en très bon état, même au moment de la récolte, donc peut-être que je me suis loupée quelque part (m'enfin, pschiter un sac, c'est quand même censé être à ma portée)...
Une fois que des bébés pleurotes arrivent, tout va très vite et en quelques jours à peine, elles sont prêtes à être mangées ! Dans le guide qui était donné, tu trouveras une réglette qui te permettra de savoir à peu près à quel moment tes champignons pourront être récoltés. Ensuite, à toi de les cuisiner comme tu le souhaites.




Je les ai un peu bombardés de photos mais franchement, ils ne sont pas trop beaux ?! Une fois que tu as dégusté tes très bons champignons, tu peux encore avoir une pousse (ou plus si tu as de la chance, mais l'entreprise garantie deux pousses. Si tu en as qu'une, ils t'enverront une nouvelle boîte). Pour ça, il suffit de faire une croix dans le substrat du côté opposé, de mettre le sac dans un saladier d'eau et de glisser le tout au frigo pendant une nuit. Ensuite, tu peux répéter toutes les étapes précédentes !

Lorsque ton substrat aura donné tout ce qu'il a pu, il ne sera pas perdu. Tu pourras l'utiliser au moment du rempotage de tes plantes pour favoriser la pousse, ou tenter de l'utiliser directement au sol pour espérer avoir de nouvelles pleurotes. Je n'ai rien essayé de tout ça mais tu trouveras des vidéos à ce sujet sur le site La boîte à champignons.

En bref, j'ai trouvé cette expérience très chouette et je trouverais ça d'autant plus intéressant de la réaliser avec des enfants. Tu n'as pas besoin d'avoir la main verte pour y arriver car c'est très simple, et si ça ne te tente pas, ça peut être un bon cadeau ! Je te conseille vivement d'aller checker toutes les informations du site, notamment les kits qui te permettent de mettre davantage la main à la pâte. Tout y est très intéressant. Surtout, montre-moi tes boîtes à champignons si tu sautes le pas.